On s'est donné le défi de prendre le plus de types de transports pour se déplacer lors de notre voyage. Du moins, c'est ce que ça en a l'air: un train infesté de souris, un kayak au travers des rapides, des bus avec des sièges aux dossiers à 90, 135 et 180 degrés, des touk-touks, des taxis, des songthaews, des bateaux petits et gros, etc. Pour faire la route entre Dalat et Mui Ne, nous optons donc pour le vélo. Au programme, 70 km entre les forêts et les rizières. Heureusement pour nous, beaucoup de descentes nous attendent, suite à une montée qui nous semble interminable. Le conducteur de la voiture qui nous suit (il est impossible de faire l'entité du chemin en vélo dû aux autoroutes que nous devons emprunter) prend notre caméra et nous attend à certain détours clés; on se sent comme des participants du Tour de France. On découvre une campagne vietnamienne dépourvue de touristes et en voie de disparition; la population immense du Vietnam en relation à sa superficie, soit 90 millions pour 331 698 km2, pousse l'urbanisation toujours plus creux dans les collines. On traverse des plantations de bananes, ananas et fruits du dragon, ce dernier est une spécialité de la région qui dessert l'entité du pays. D'ailleurs, lors du dîner, on est surpris par la qualité des fruits; le fruit du dragon n'est pas pâteux, il est surette et sucré à la fois; la mangue n'est pas du tout filamenteuse, sa chaire est tendre et douce; l'ananas est si parfait qu'on mange même le coeur. La trajet en est un de transition: la campagne laisse place à la ville, et la montagne se transforme en bord de mer. Il fait frais au début, et extrêmement chaud à la fin. Pour ajouter au défi, Benoît a un crevaison à 6 km de la fin du parcours et le guide s'obstine à le regonfler à tous les kilomètres plutôt que de changer le pneu. Benoît finit sur le vélo du guide, qui embarque dans la camionnette et nous encourage en gesticulant par la fenêtre. On se couche à Mui Ne fiers et fatigués de notre journée.










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