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Thursday, 9 January 2014

SUR LA ROUTE - Vélo entre Dalat et Mui Ne

On s'est donné le défi de prendre le plus de types de transports pour se déplacer lors de notre voyage. Du moins, c'est ce que ça en a l'air: un train infesté de souris, un kayak au travers des rapides, des bus avec des sièges aux dossiers à 90, 135 et 180 degrés, des touk-touks, des taxis, des songthaews, des bateaux petits et gros, etc. Pour faire la route entre Dalat et Mui Ne, nous optons donc pour le vélo. Au programme, 70 km entre les forêts et les rizières. Heureusement pour nous, beaucoup de descentes nous attendent, suite à une montée qui nous semble interminable. Le conducteur de la voiture qui nous suit (il est impossible de faire l'entité du chemin en vélo dû aux autoroutes que nous devons emprunter) prend notre caméra et nous attend à certain détours clés; on se sent comme des participants du Tour de France. On découvre une campagne vietnamienne dépourvue de touristes et en voie de disparition; la population immense du Vietnam en relation à sa superficie, soit 90 millions pour 331 698 km2, pousse l'urbanisation toujours plus creux dans les collines. On traverse des plantations de bananes, ananas et fruits du dragon, ce dernier est une spécialité de la région qui dessert l'entité du pays. D'ailleurs, lors du dîner, on est surpris par la qualité des fruits; le fruit du dragon n'est pas pâteux, il est surette et sucré à la fois; la mangue n'est pas du tout filamenteuse, sa chaire est tendre et douce; l'ananas est si parfait qu'on mange même le coeur. La trajet en est un de transition: la campagne laisse place à la ville, et la montagne se transforme en bord de mer. Il fait frais au début, et extrêmement chaud à la fin. Pour ajouter au défi, Benoît a un crevaison à 6 km de la fin du parcours et le guide s'obstine à le regonfler à tous les kilomètres plutôt que de changer le pneu. Benoît finit sur le vélo du guide, qui embarque dans la camionnette et nous encourage en gesticulant par la fenêtre. On se couche à Mui Ne fiers et fatigués de notre journée.











Date de visite: 12 décembre 2013

Friday, 27 December 2013

SUR LA ROUTE - Hué à Hoi An

Petite erreur de parcours. On réserve une voiture croyant que le montant que l'on nous avait donné était pour deux. Erreur. Il s'agissait d'un prix par personne. C'est ce que l'on apprend le matin venu, lorsque le chauffeur nous attend. En relisant le descriptif, c'est bien notre erreur... Tout est bien écrit. Noir sur blanc. Les derniers temps ont été agités et une nuit blanche imposée n'a pas aidé. La fatigue nous pousse donc à prendre la voiture qui est au pied de la porte et qui propose de confortables sièges et de l'air climatisé. Il est difficile de concevoir qu'un si grand luxe soit toujours à notre disposition à Montréal... Même si les lieux visités lors du parcours sont moindres, la discussion avec le chauffeur en vaut le coup. Il est très clair, dès le début, que nous n'avons pas affaire à un partisan de la situation actuelle au Vietnam. Ayant tenté de sortir du pays en 1998, cet ancien professeur ne peut plus travailler en éducation, qui est du recourt de la fonction publique. Ainsi, il est maintenant conducteur à temps plein (quand les clients y sont) et il en profite pour avoir des discussions à propos de la politique d'ici et d'ailleurs. On bénéficie d'un point de vue différent de celui qu'on retrouve dans les journaux. On visite le col des nuages, haut-point de la chaîne de montagnes qui sépare les régions climatiques du nord et du sud, nous promettant ainsi une température plus douce à venir, et on voit, pour la première fois depuis la Baie de Halong, la mer, qui figurera avec plus d'importance lors de la deuxième moitié du notre voyage.





Date de visite: 5 décembre 2013

SUR LA ROUTE - De Paksé à Hué

14 heures de route en autobus sur des bancs inclinés à 135 degrés et qui ne peuvent ni se relever, ni s'abaisser. Ouf.
Aucun autre commentaire à dire si ce n'est que ce type de siège est très mauvais pour le bas du dos, mais excellent pour les abdos! Nous quittons déjà le Laos que nous avons tout simplement adoré pour retrouver le Vietnam, dont nous avons déjà visité les régions du Nord au tout début du voyage.



Saturday, 14 December 2013

SUR LA ROUTE - Petit stress au pays de la détente

Il est 18h30, l'heure où, à l'hôtel, notre tuk-tuk nous attend pour nous amener à la station d'autobus direction les 4000 îles. Pourtant, nous sommes toujours à trois coins de rue en train d'attendre devant un ATM. Pourquoi?

Si vous voulez comprendre, il faut revenir 3 heures en arrière. Suite à une journée un peu décevante (après la Shwedagon Paya, toutes les grosses pagodes nous semblent un peu mineures), où Benoît doit toujours rester à proximité d'une salle de bain (si vous voyez ce qu'on veut dire), nous nous dirigeons vers un ATM pour retirer l'argent nécessaire pour vivre notre séjour dans les 4000 îles, où il est impossible de se procurer des sous. À 16h30, la carte de débit d'Annick est insérée dans la machine. Puis, la machine bascule vers un environnement Windows XP et active des protocoles inquiétants. Après plusieurs écrans indéchiffrables, elle affiche son statut de bienvenue, comme si aucune carte n'y était. La machine a avalé notre carte. Pour de bon. Après plusieurs appels aux 4 numéros d'urgences affichés sur ce guichet, Annick finit par menacer le préposé au service à la clientèle. "We are two Canadiens with no money left in your country. If you don't come soon I will have to call the police". À ce moment on sent que la gravité de la situation a été comprise. Deux gentils Laos, la réceptionniste d'une auberge à proximité et notre vendeur de billet d'autobus (qui étaient assez dispendieux et qui ne pourront être remboursés si nous ne prenons pas une décision avant 17h30) appellent à tour de rôle les mêmes numéros d'urgences pour harceler le préposé. À 17h, nous avons une promesse qu'un réparateur viendra avant 18h30. À 17h30, nous prenons la décision de potentiellement perdre nos billets. À 18h, Annick part se chercher un souper pour emporter dans l'autobus, au cas où... Benoît se contentera d'imodium. À 18h25, nous commençons à perdre un peu espoir. L'hypothèse de Benoît: au Laos, "avant 18h30" veut dire autour de 18h30, même si la promesse est faite 2h avant. À 18h30, deux hommes habillés en civils arrivent, peinards, sur une mobylette. Aucun logo de banque, aucun uniforme. Mais ils ont la clé. Le temps presse, mais ils veulent des preuves d'identité. Heureusement, nous avons tout avec nous.

On part à la course, carte en main, sourires aux lèvres. On passe devant le vendeur de billet d'autobus qui nous fait signe de nous dépêcher. On continue notre course en lui criant "Khop chai lai lai!!" On arrive, juste à temps devant l'hôtel. Le tuk-tuk vient d'arriver, nous pourrons partir aux 4000 îles ce soir. Deux américains, Paul et Tristan, attendent après nous dans le bolide. Nous nous excusons, expliquons la situation et rions bien de l'heureuse conclusion. Une fois rendus dans l'autobus, nous constatons que les "sleeper bus" du Laos offrent de minces couchettes, format asiatique, pour deux. Mais nous avons vu pire aujourd'hui, et malgré un léger reste de maladie, Benoît dort relativement bien. De toute façon, dès demain, nous nous prélasserons, dans des hamacs, sur une île du Mékong. À notre tour d'être peinards!


SUR LA ROUTE - Lao Style

Descente en kayak vers Vientiane en partance de Vang Vieng. Nous sommes 3, nous 2 et un jeune allemand de 21 ans qui voyage seul depuis 14 mois et qu'Annick a maternellement adopté depuis la descente des tubes (il ne faudrait surtout pas qu'il lui arrive quoique ce soit, il est tellement gentil, etc.). Nous ne devions pas être 3; nous devions être 5, et le prix devait être ajusté en conséquence. Le matin, lorsqu'on vient nous chercher, on nous apprend qu'un couple de fêtards, lendemain de veille, a annulé sa descente. Ceci étant Vang Vieng, l'excuse est crédible, mais les organisateurs le savent autant que nous. Circonstances ou arnaque? Nous argumentons tout de même contre l'augmentation d'une dizaine de dollars par personne. On se sent mal pour le jeune Allemand, Janos, qu'on a convaincu de venir avec nous. Il payait le minimum pour son lit à Vang Vieng, peut-être que nous le forçons à faire une activité hors de son budget? Avec son aide, nous réduisons l'augmentation à 5 dollars par personne. C'est tout de même bien, considérant que nous sommes maintenant pratiquement dans un tour privé. Nous quittons donc le matin en tuk-tuk pour une route assez cahoteuse. Le conducteur est un peu trop téméraire, Annick en a mal au coeur. La descente en kayak se veut donc beaucoup plus paisible, même si plusieurs rapides sont annoncés. Après une courte descente facile, nous nous arrêtons déjà pour le repas sur des rochers polis par l'érosion. Un vrai paysage lunaire. Sur un petit BBQ improvisé, le guide nous cuit poisson et brochettes. La quantité de petits visiteurs (non-désirés) nous donnent l'impression que la préparation est interminable. Mais le repas en vaut le coup. Discutant avec le guide, un Lao au visage creusé par le vent, le soleil et le sourire, mais qui parle malheureusement très peu l'anglais, nous réalisons peu à peu l'ampleur des rapides à venir. Nous mangeons tôt parce que les rapides sont longues, nous devons nous assurer que tous nos sacs soient bien attachés au kayak (heureusement, la majeure partie de nos bagages nous attendent dans le tuktuk à la fin du trajet), Benoît doit serrer ses lunettes, bref, des petits indices comme ça. Puis, il nous dit que "many many" chavirent. Par galanterie, il offre à Annick de ramer avec lui, tandis que Benoît devra braver les rapides à l'aveuglette, accompagné d'un débutant. À l'approche, on entend un bruit sourd, comme une chute d'eau au loin. La saison des pluies venant de se terminer, le courant est plus fort. Le guide cri "sunglasses, sunglasses" et étant donné que personne ne porte de lunettes de soleil, Benoît comprend que c'est le temps de faire face au flou... Personne n'est tombé, aucun sac ne s'est perdu, les rapides n'étaient pas si dangereuses, bref, nous nous sommes bien amusés, et avons fait honneur à Amélie et François. Le parcours se termine à côté d'un chantier de sable complet avec d'immenses machines bruyantes. Nous pouvons voir que le guide déplore le développement des ressources de la région. On finit sur le bord de la route, mouillés, à attendre que nos guides réussissent à arrêter un bus qui aurait assez de places pour nous emmener à Vientiane. Lao style, quoi!








Date de visite: 19 octobre 2013

Monday, 2 December 2013

SUR LA ROUTE - Poussière et rivière (Luang Namtha - Nong Khiaw - Luang Prabang)

Une des phrases les plus communes des guides de voyage est que la visite d'un tel pays n'est pas complète sans une expérience donné. Au Laos, on dit que la descente d'une rivière sur un "slow boat" est cet incontournable. Ayant sauté le "slow boat" à l'entrée du pays, qui dure deux jours et qui mène à Luang Prabang, nous décidons de faire un détour en partance de Luang Namtha vers Nong Khiaw afin de descendre la Nam Ou, qui serait la plus belle rivière de cette terre aux 1000 éléphants. La première partie du voyage menant vers la rivière se fait en autobus puis en tuk-tuk. Derniers arrivés dans l'autobus, nous avons donc la place de choix: deux sièges sur la dernière banquette, qui est surélevée et oū l'air climatisé ne se rend pas, bien que le système d'aération soit au-dessus de nos têtes. Le début du parcours se déroule très bien sur des routes asphaltées (les chinois et les thaïlandais investissent massivement dans l'infrastructure routière de cette région du pays pour que les ressources naturelles qu'on y retrouve soient facilement exportables). La seconde partie est plus houleuse. En arrivant sur les routes de terre battue, l'homme en charge de l'autobus crie à tous les passagers de fermer leur fenêtre. Seules deux québécoises, que l'on a rencontrées plus tôt et qui pensent nous berner en parlant espagnol lorsque nous sommes près d'elles (on as-tu l'air si colon que ça?!), refusent de fermer la leur. Résultat, de notre siège privilégié au-dessus des autres têtes, nous recevons vague après vague de nuages de sable, sans oublier ceux qui proviennent aussi du système d'aération du plafond. La légèreté laotienne nous ayant déjà contaminée, nous prenons la situation en riant et c'est "bruns" que nous arrivons à Nong Khiaw, 7 heures plus tard.


Bâtie là où la rivière passe entre deux immenses falaises, cette ville est charmante. Plusieurs touristes s'y accrochent les pieds. On aurait facilement pu en faire de même mais Luang Prabang nous attire depuis le début du voyage. C'est donc avec empressement que nous prenons un "slow boat" le lendemain matin. Quelque chose dans l'immensité des formations karstiques, dans la baignade des buffles et dans la patience des pêcheurs nous "oblige" à ralentir la cadence. On sent que notre aventure embrasse un rythme plus lent. Bienvenus au Laos.








Dates de visite: 11 et 12 novembre 2013

Thursday, 14 November 2013

SUR LA ROUTE - Train de Pyin Oo Lwin à Hsipaw

Après un spectacle de feux d'artifices quasi-privé observé du balcon de notre hôtel (très, pour ne pas dire trop, à l'écart de la ville, mais au pied de la principale stupa pour les célébrations de la pleine lune), nous embarquons sur le tronçon de chemin de fer le plus célèbre de la Birmanie dû à son fameux viaduc, le Goteik Viaduct, installé par les colons anglais en 1899. Un viaduc qui tient donc debout depuis plus d'un siècle et faisant plus de 102 m de hauteur (la plus importante structure ferroviaire à l'époque de sa construction, maintenant deuxième au monde après le Lethbridge Viaduct en Alberta) sur lequel les trains doivent circuler très lentement pour assurer sa pérennité. Bref, tout pour rassurer Annick.



Le voyage dure 6 heures. 6 heures pendant lesquelles nous ressentons plusieurs fois les soubresauts d'un éventuel et potentiel déraillement. 6 heures pendant lesquelles nos regards évitent le plancher, pour ne plus regarder les souris qui circulent entre nos jambes. 6 heures pendant lesquelles notre voisin saoûl développe une fixation gênante envers Annick. 6 heures où la porte du trou qui sert de toilette ne cesse de claquer laissant ainsi un charmant parfum se mêler à celle du repas de la famille avoisinante. Par chance que nous sommes en première classe! Vivement notre arrivée à Hsipaw.





Date de visite: 21 octobre 2013

Tuesday, 5 November 2013

SUR LA ROUTE - En bateau sur l'Irrawady

Plutôt que de prendre l'autobus, le train ou l'avion, nous avons opté pour la remontée de l'Irrawady en bateau. Ce trajet d'une douzaine d'heures a permis à Benoît de terminer sa lecture de Burmese Days par George Orwell, livre omniprésent qu'on tente de nous vendre à chaque arrêt touristique. Le voyage est également l'occasion de contempler la nature du lever au coucher du soleil. Un jour Birman bien reposant.










Date de visite: 17 octobre 2013