Miam! On y retournerait encore et encore (on écrit cette entrée deux semaines plus tard et nos papilles ne s'en sont toujours pas remises). Tenu par un Lao et une Australienne, ce restaurant est une entreprise familiale qui offre repas, cours de cuisine, livres de recettes et produits locaux. On peut lire dans le menu que le chef a grandi dans une famille sans le sous qui puisait dans la jungle pour subvenir à ses besoins. En conséquence, la cuisine raffinée du Tamarind utilise des produits inusités et démontre la grande créativité et débrouillardise qui découlent parfois de la précarité. Le menu nous apprend également les règles de la table (ou de la feuille de bananier) laotienne. On déguste le tout avec les mains, bien accompagné de "sticky rice", on partage les plats, qui arrivent à mesure qu'ils sont prêts. Une nouveauté pour nous, certains ingrédients ne sont là que pour être mâchés. Ainsi, la citronnelle farcie au poulet ne doit être que mâchouillée alors que la farce, elle, est ingérée. Les serveurs nous expliquent fièrement comment manger chacun des mets. On sent que le Tamarind pousse pour établir ce qu'on pourrait appeler une haute-gastronomie purement laotienne, qui se détache de l'héritage français que beaucoup de restaurants préconisent (voir l'Estomaqués de Vientiane!).


Miamm!!! XX
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