Saturday, 14 December 2013

SUR LA ROUTE - Lao Style

Descente en kayak vers Vientiane en partance de Vang Vieng. Nous sommes 3, nous 2 et un jeune allemand de 21 ans qui voyage seul depuis 14 mois et qu'Annick a maternellement adopté depuis la descente des tubes (il ne faudrait surtout pas qu'il lui arrive quoique ce soit, il est tellement gentil, etc.). Nous ne devions pas être 3; nous devions être 5, et le prix devait être ajusté en conséquence. Le matin, lorsqu'on vient nous chercher, on nous apprend qu'un couple de fêtards, lendemain de veille, a annulé sa descente. Ceci étant Vang Vieng, l'excuse est crédible, mais les organisateurs le savent autant que nous. Circonstances ou arnaque? Nous argumentons tout de même contre l'augmentation d'une dizaine de dollars par personne. On se sent mal pour le jeune Allemand, Janos, qu'on a convaincu de venir avec nous. Il payait le minimum pour son lit à Vang Vieng, peut-être que nous le forçons à faire une activité hors de son budget? Avec son aide, nous réduisons l'augmentation à 5 dollars par personne. C'est tout de même bien, considérant que nous sommes maintenant pratiquement dans un tour privé. Nous quittons donc le matin en tuk-tuk pour une route assez cahoteuse. Le conducteur est un peu trop téméraire, Annick en a mal au coeur. La descente en kayak se veut donc beaucoup plus paisible, même si plusieurs rapides sont annoncés. Après une courte descente facile, nous nous arrêtons déjà pour le repas sur des rochers polis par l'érosion. Un vrai paysage lunaire. Sur un petit BBQ improvisé, le guide nous cuit poisson et brochettes. La quantité de petits visiteurs (non-désirés) nous donnent l'impression que la préparation est interminable. Mais le repas en vaut le coup. Discutant avec le guide, un Lao au visage creusé par le vent, le soleil et le sourire, mais qui parle malheureusement très peu l'anglais, nous réalisons peu à peu l'ampleur des rapides à venir. Nous mangeons tôt parce que les rapides sont longues, nous devons nous assurer que tous nos sacs soient bien attachés au kayak (heureusement, la majeure partie de nos bagages nous attendent dans le tuktuk à la fin du trajet), Benoît doit serrer ses lunettes, bref, des petits indices comme ça. Puis, il nous dit que "many many" chavirent. Par galanterie, il offre à Annick de ramer avec lui, tandis que Benoît devra braver les rapides à l'aveuglette, accompagné d'un débutant. À l'approche, on entend un bruit sourd, comme une chute d'eau au loin. La saison des pluies venant de se terminer, le courant est plus fort. Le guide cri "sunglasses, sunglasses" et étant donné que personne ne porte de lunettes de soleil, Benoît comprend que c'est le temps de faire face au flou... Personne n'est tombé, aucun sac ne s'est perdu, les rapides n'étaient pas si dangereuses, bref, nous nous sommes bien amusés, et avons fait honneur à Amélie et François. Le parcours se termine à côté d'un chantier de sable complet avec d'immenses machines bruyantes. Nous pouvons voir que le guide déplore le développement des ressources de la région. On finit sur le bord de la route, mouillés, à attendre que nos guides réussissent à arrêter un bus qui aurait assez de places pour nous emmener à Vientiane. Lao style, quoi!








Date de visite: 19 octobre 2013

1 comment:

  1. Vous avez fait du kayak avec Malcolm in the Middle!!

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